Pour célébrer les 10 ans du Festival international de la bande dessinée d’Alger (Fibda), un carnet de croquis célébrant Alger, ses gens, ses ruelles et son atmosphère a été coédité par les éditions Dalimen et l’Institut français en Algérie. L’Andalou, Joël Alessandra et Arezki Larbi y croquent la vie et les ruelles d’Alger. Grégor Trumel, directeur de l’Institut français d’Alger (IFA), explique dans sa préface que “la désignation de la France comme pays invité d’honneur lors de la 10e édition du Fibda, ont été l’occasion de célébrer dix années de coopération franco-algérienne tant les projets communs auront été riches et nombreux”. Et de poursuivre : “L’Institut français d’Alger tenait à offrir au Fibda un cadeau très spécial : un carnet de croquis dédié à la ville d’Alger et au festival. Pour ce faire, une collaboration franco-algérienne inédite est née autour des illustrateurs Joël Alessandra et l’Andalou, accompagné d’Arezki Larbi pour les textes.” La Casbah, Jamaa Lihoud, le haïk, l’architecture de l’institut d’Alger, sont les lieux d’inspiration de l’Andalou, Arezki Larbi et Joël Alessandra, accompagnés de légendes reprenant l’histoire de ces lieux cultes, à l’instar des escaliers Zinet, Jamaâ El Djedid ou encore la cathédrale de Notre-Dame d’Afrique.

Quotidien Liberté

«Soutenant cet événement depuis son lancement, l’Institut français d’Algérie tenait à offrir au Fibda un cadeau très spécial: un carnet de croquis dédié à la ville d’Alger» souligne Grégor Trumel.

Les Editions Dalimen viennent de sortir un beau libre, fruit d’une coopération algéro-française entamée l’an dernier à l’occasion du 10e anniversaire du Festival international de la bande dessinée.
Ont travaillé sur cet album trois artistes dans le cadre d’un workshop continu entre Joel Alessandra de Marseille, le jeune bédéiste algérois L’Andalou, mais aussi Arezki Larbi. Intitulé Alger dessinée, cet album est préfacé par Grégor Trumel, conseiller de coopération et d’action culturelle et directeur de l’Institut français d’Algérie.Ce dernier fait savoir à propos de la 10e édition du Fibda: «Cette édition a permis de démontrer, une nouvelle fois, le lien très fort qu’entretient le Fibda avec la France et ses bédéistes». Et d’ajouter: «Soutenant cet événement depuis son lancement, l’Institut français d’Algérie tenait à offrir au Fibda un cadeau très spécial: un carnet de croquis dédié à la ville d’Alger et au Fibda.
Pour ce faire, une collaboration franco-algérienne inédite est née autour des illustrateurs Joel Alessandra et l’Andalou, accompagné de Arezki Larbi pour les textes.» Grégor Trumel relève qu’Alger dessinée donne un coup de projecteur sur un nouveau visage de la ville d’Alger qui abrite la plus importante vitrine dédiée à la bande dessinée en Algérie. La création de ce carnet de croquis est le fruit de la profonde complicité entre deux illustrateurs: l’Andalou, auteur de BD et dessinateur de presse qui représente le renouveau de la BD algérienne et Joel Alessandra, Marseillais et «petits-fils d’Algérie» dont l’esprit voyageur a nourri une prolifique production artistique.
Autre artiste invité à la création de ce beau livre: Arezki Larbi, peintre, illustrateur et scénographe algérien qui raconte la ville d’Alger, ses habitants, son architecture, son quotidien mais aussi son festival avec des textes qui font échos aux dessins de ses deux compères bédéistes.» Et de réitérer son soutien indéfectible à «continuer d’accompagner les bédéistes algériens et de soutenir les collaborations artistiques entre l’Algérie et la France.» Aussi, pour dessiner Alger la Blanche telle qu’elle est présentée dans le texte poétique qui ouvre cet album, Joel Alessandra a décidé de brosser Alger à travers notamment sa Casbah, le dôme central de la Medersa, construction moderne avec une grande coupole qui fut inaugurée le 17 octobre 1904, oeuvre de Henri Petit. Autres croquis des plus attendrissants, on retrouve des femmes voilées à côté de la basse Casbah, la Grande Poste, et plein d’architectures qui caractérisent la ville d’Alger dont les anciennes Galeries algériennes transformées en musée, à savoir le Mama.

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