Le 9e art algérien a donné naissance à un véritable patrimoine artistique moderne qui s’est appuyé sur des pionniers du genre. Le succès de la revue «M’Quidech» dans les années ’70, l’expérience du festival de Bordj El Kiffan dans les années ’80, la renommée nationale et internationale de plusieurs auteurs, l’obtention de prix dans de grands festivals… tout cela a permis à la BD algérienne d’être reconnue comme une des plus remarquables du monde arabe, de l’Afrique, voire de l’ensemble des pays du Sud.

Ce potentiel extraordinaire a cependant terriblement souffert de la situation que notre pays a vécue dans les années ’90. Si les créateurs n’ont jamais baissé les bras, la bande dessinée algérienne s’est trouvée longtemps privée d’espaces, de supports et de promotion.

Avec la création, en 2008, du FIBDA, Festival international de la Bande Dessinée d’Alger, la tendance s’inverse totalement et le 9e art reprend de plus

belle. Labellisé par le ministère de la Culture, cette rencontre met en place une dynamique fondée sur trois éléments :

La promotion du patrimoine créatif de la BD algérienne depuis ses origines, associée à la reconnaissance de la contribution des pionniers et l’encouragement de ces derniers à poursuivre leur travail.

Le soutien aux jeunes talents et l’organisation de cycles de formation et de perfectionnement encadrés par des experts avec un soutien à l’édition des premières créations.

Une réinsertion de la BD algérienne dans les échanges internationaux par l’invitation de nombreux créateurs émérites du monde entier et la mise en place de relations suivies avec les acteurs mondiaux du 9e art et, notamment, les festivals de premier plan.

Le FIBDA, qui active tout au long de l’année, s’est attaché également à soutenir toutes les initiatives émanant de personnes, de groupes ou d’associations visant à renforcer ou enrichir le 9e art dans notre pays.